♠ Яøzεη MΛιdeη ЯPG √2 ♣

La V2 du forum RPG des Rozen Maiden! Découvrez le 'jeu' de combat ''l'Alice Game'' Devenez une poupée vivante, une Rozen Maiden ou même un humain choisi pour servir une poupée.. accepterez vous le pacte de la rose? Qui deviendra Alice ?
 
AccueilAccueil    FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Journal de l'Etoile

Aller en bas 
AuteurMessage
Stella III
Poupée Étoilée de Dieu
avatar

Messages : 2032
Amis/Ennemis : Mes soeurs, mon Créateur & mon Medium, Tsukyo? / Les autres poupées & les filles qui trainent trop près de ...
Date d'inscription : 27/04/2009
Age : 24
Rosa Mystica : La mienne. Et je ne la perdrai pas.

MessageSujet: Journal de l'Etoile   Lun 11 Jan - 15:32

Bien...
Je crois qu'il est temps d'écrire. Je suppose. Pour me souvenir.
Si je venais à partir, il me faudrait garder cela. Ou bien le laisser? Pour qu'il sache?...

Première Entrée

Je ne sais trop par où commencer...
...
Stella. Troisième version. Douzième poupée Uchuu no Doru. Plus d'information à cette page.
Comme la plupart des autres poupées j'ai été créée pour devenir "Alice". Quoi que l'on ne puisse pas vraiment dire ça. Pour nous, les Uchuu no Doru, il ne peut vraiment y avoir d'Alice car nous ne nous battons pas entre nous. Néanmoins si nous venions à mourir toutes et qu'il n'en reste plus qu'une, celle ci serait Alice si elle parvenait à battre toutes nos adversaires.
Je n'ai pas encore vu beaucoup de mes soeurs. Je n'ai d'ailleurs pas vu grand monde. Combien de temps ça fait? Trois mois?


Riko Tsumi.
Mon medium.
Il est le premier que j'ai rencontré ici. Je me souviens d'avoir été méchante, très méchante. Mais j'avais l'impression... J'avais l'impression que c'était cet humain qu'il me fallait, et pas un autre. Il venait d'arriver dans cette ville lui aussi, et il était très tard lorsque nous avons passé le pacte. Il n'était pas sur de pouvoir rentrer chez lui. Malgré le froid, je lui ai proposé de passer la nuit dans mon Sanctuaire. Je savais que mes étoiles le réchaufferaient.
Cette nuit là il m'a prise dans ses bras pour la première fois.
Depuis je crois que j'ai appris ce qu'était le bonheur. Et tout plein d'autres sentiments que je crois ressentir. Mon fragment d'étoile que je sens réagir plus fort parfois, tout ce qu'il me dicte. Je ne sais pas ce que c'est. Ça ne doit pas être pour ça que j'ai été conçue.
PS : j'ai piqué cette photo que j'ai trouvée dans un carton. Je n'arrête pas de la regarder. Elle me perturbe. Pourquoi cette expression sur son visage? J'ai l'impression qu'il me regarde. Qu'il m'en veut. ...J'espère vite en trouver une autre.

Tsukyo.
La 3ème poupée de mon medium.
Il en avait une avant moi, mais elle a disparu. On peut donc dire que je suis la première? Je donnerais tout pour être la première...
Tsukyo est arrivée, comme ça, sans prévenir? En cassant une vitre si je me souviens bien. Je la détestais. Oui, je la détestais quand elle parlait à Riko, je l'ai détestée encore plus quand il a passé le pacte. Je la détestais à un point que j'aurai même désobéi aux règles du Alice Game : je l'aurai tuée. Je l'aurai tuée s'il le fallait.
Mais la réaction de mon medium m'aurait sans doute brisée ... Le coeur? Oh mais qu'est-ce que j'écris ... Après un "incident" qui a causé la perte de ma main, nous sommes devenues amis.

Ce jour là Riko m'a déposée à mon Sanctuaire. Je me suis réveillée seule et blessée. Et j'ai attendu. J'ai attendu, jusqu'à comprendre qu'il ne reviendrait pas.

Alors je me suis dit qu'il fallait flirter avec la mort.
C'était en moi. Quelque chose qui me disait "tu n'as plus de raison de vivre", "tu as été abandonnée". Même mon créateur ne semblait pas répondre à mes prières. A mes ... "pleurs"?

J'étais déjà allée dans ma N-Field. J'y poursuivais quelque chose.
Ma N-Field est une immensité noire. Mais au fond, tout au fond, on y voit une lumière aveuglante, avec une ombre à l'intérieur. Et cette ombre m'attirait. Je voulais savoir ce qu'il y avait.

J'avais souris quelque jours auparavant. Maintenant je voulais faire autant de mal que l'on m'en avait fait. Ma première victime fut...

Souseiseki.
La quatrième Rozen Maiden. La pire. Celle qui avait trahi sa soeur jumelle.
Je n'aimais de toutes façons pas les Rozen Maiden. J'avais vu du ciel qu'elles tissaient des liens et qu'elles finiraient par se battre. Je les trouvais immatures.
Bref. Souseiseki était différente de ce que j'avais imaginé. Ce n'était qu'une gamine que l'on croyait gâtée. Qui n'avait aucune chance sans sa soeur. Mais elle n'osait se l'avouer.
Elle ne sût pas se battre. Ce n'était d'ailleurs pas un combat vu que le Alice Game n'était pas ouvert. Après que je l'aie suffisamment rabaissée, elle partit, laissant mon béret en confettis. Comme j'avais fait avec ses fleurs, cela dit.

Ma satisfaction était grande. Mais je n'étais pas morte. Je continuais donc mon chemin.

Sans jamais remonter à la surface -à quoi bon??- j'avançais dans ma N-Field. Quoi qu'avancer n'était surement pas le bon mot. Je savais que j'avançais, mais cette ombre semblai reculer. Jusqu'où allait elle aller??

Ma N-Field, m'avait dit mon Créateur, était mon reflet. Je savais que j'étais aussi noire à l'intérieur au moment présent. Mais lorsque j'étais heureuse, ma N-Field était identique pourtant. Qu'avait-il voulu dire?

Je continuais à errer. Jusqu'à n'en plus pouvoir. C'est là que je rencontrai une autre poupée... Une Dolls Night... La première.

Semaria.
Irritée par toute cette fatigue, je l'envoyai balader alors qu'elle semblait gentille. Enfin, il ne fallait jamais se fier aux apparences. Personne n'était gentil au fond. Même pas lui. J'en appris peu sur elle. Elle dit qu'elle voulait sympathiser avec les poupées. Je n'avais encore jamais rencontré une poupée qui ne voulait pas se battre, ça me fit rire intérieurement... *Cause toujours, tu m'intéresses*, pensais-je en l'écoutant à moitié. Elle ajouta que ce qu'il y avait au fond de ma N-Field m'appartenait. Bien sur que ça m'appartenait! Et j'étais à blâmer d'avoir osé m'en détourner!
Je repris mon chemin, la laissant derrière moi. Elle resta immobile, et je m'en éloignais, je pus donc être convaincue que j'avançais dans mon N-Field. Et que cette ombre reculait.

Il me fallait du repos. Je retournai sur Terre pour une nuit.

Il pleuvait, il pleuvait à flots. Je ne sais pourquoi j'allai voir Galactica. Elle me coupa mes cheveux, comme la première Stella qu'avait créée Uchuu. Je me trouvais jolie. Mais ma main, l'incident d'avec Tsukyo, ma main brulée n'était toujours pas réparée. Je retournai à mon Sanctuaire, m'offrais, sur le toit, à la Lune et à la pluie. Perdue dans mes réflexions, je n'entendis qu'à peine qu'il était là...

Je ne l'accueillis pas bien. J'avais d'ailleurs raison. Tout ce mal qu'il m'avait fait! Il m'avait abandonnée! Pourquoi??
Ma colère était telle que je n'avais envie que de le tuer. Je souffrais, et lui, il s'en foutait! Rien que d'y repenser je suis en rogne. Je n'en pouvais plus. Il fallait lui crier tout ce que je lui en voulait. Quelque chose en moi malgré ma haine contre lui m'empêchait de lui faire du mal. Et quelque chose me fit littéralement changer. La fatigue m'avait faite me mettre en colère, et la colère laissait place aux larmes. Larmes que je ne pouvais néanmoins pas pleurer. Si je m'étais laissée faire, je suppose que mon visage se serait tordu de douleur.
Comment cela se faisait que je redevienne si douce? Que se passait-il en moi? Je suppose que ce sont ces sentiments que je ne comprends pas...
Tout allait mieux. A part ma main. Il fallait que j'aille voir mon Créateur... Riko n'eut pas le choix. Il dû me suivre. Loin, loin, très loin dans l'univers. Il me changea ma main, de perruque aussi. Selon lui, c'était moi qu'il aimait, et pas la première Stella aux cheveux courts. Je n'ai pas eu le temps de savoir si mes cheveux me manquaient ou pas.
Riko et moi retournâmes sur Terre. Tout allait bien.

Je rencontrai alors une de mes soeurs, un matin où, après la nuit passée dans ma N-Field, j'allais voir si il allait bien. Jupitia. C'est de dos que je la vis, mais c'était ma soeur, j'aurais même pu reconnaitre sa voix entre mille. J'étais ... "heureuse", qu'elle aille bien. Je m'approchai d'elle, commençai à lui parler... Elle fuit.

Notre Créateur nous avait donné à toutes des images de chacune de nous. Voici Jupitia.

Je me retrouvai seule et allai donc voir mon medium. Il dormait encore. J'entrai dans son appartement par la fenêtre, toujours laissée un petit peu ouverte si Tsukyo ou moi voulions lui rendre visite, et j'aperçus, sur la table, un document. Un carton d'invitation précisément, à une fête. Je supposais qu'il n'y aurait, bien sûr, pas que des garçons à cette fête. Je reposai l'invitation, sortis par la fenêtre sans même attendre qu'il ne se réveille.

Je me suis jurée qu'il n'irait pas. Ou alors pas sans moi. Je repose ce carnet et vais m'acheter une robe. Mon Créateur nous a laissé une assez grande réserve d'argent, cachée... quelque part. Nous sommes assez raisonnables pour acheter uniquement ce dont nous avons besoin. Pardonne moi, Uchuu. Mais c'est un cas d'extrème urgence.

Je crois avoir assez bien résumé ces trois mois. Mes rencontres, mes doutes, mes sentiments. En espérant que jamais cela ne tombe entre ses mains ...

"Pour se souvenir", fin.




Deuxième Entrée

Moi je ne compte pas les jours. Je passe trop de temps dans ma N-Field pour ça. Je ne saurai dire depuis combien de temps je n'ai pas écrit.
Je repense à quelque chose. Lorsque j'étais encore dans l'espace, j'ai lu les livres d'Uchuu. Il en a tellement...! J'y ai passé des heures, après les leçons qu'il nous donnait. Il y en a un que j'ai lu. Une pièce de théâtre, d'Albert Camus, intitulée Caligula. Après la mort de celle qu'il aime, Caligula n'a plus goût à rien et déclare que "les hommes meurent et ils ne sont pas heureux". J'ai regardé de nouveau cette image de Riko que j'ai. Lui manque-t'il quelque chose? N'est-il pas heureux? Cette conception du bonheur me chiffonne. Moi, je suis heureuse parce que je l'ai. Je ne suis pas une humaine mais je pense cependant que, ce que je ressens, c'est un sentiment humain, aussi, pourquoi ne pourrait-on pas apparenter mon cas au leur? Les humains ne sont-ils JAMAIS heureux? Que pourrais-je faire pour qu'il le soit? Rien ne m'importe plus que lui et s'il fallait donner ma vie je le ferai sans hésiter. Parce que je n'aurai plus de raison d'être si lui n'était pas. Ce cas se rapporterait alors à celui de Caligula. C'est étrange... Pour en revenir à Riko, de quoi a-t'il besoin? C'est une question que je me pose.
Il n'est pas là. Je suis allongée au chaud sur son lit. Il ne se doute pas que c'est chez lui même que je cache mon journal. Un petit carnet noir qui se trouve dans son armoire. Ou plutôt ... derrière. C'est toujours très difficile à récupérer mais je n'ai pas d'autres cachettes... Tout au moins je n'ai pas d'autrs idées. Et serait-ce mon inconscient qui s'exprime, comme si au fond de moi je voulais... Qu'il le trouve? Il ne le trouvera pas. Et j'espère que si c'est le cas il ne le lira pas. ...
Ou faudrait-il alors qu'après m'être vidée, je ne déchire les pages de ce carnet? C'est fou toutes les questions qu'on peut se poser... Toutes les peurs qu'on peut avoir.... C'est fou comme on ne se connait pas nous même...
Lire le journal de quelqu'un peut nous apprendre beaucoup sur son possesseur. Je me demande si Riko en tient un? Si oui, y écrit-il tout ce que j'ai d'énoncé précédemment? J'ai envie de retourner sa chambre, tout son appartement. Je voudrais seulement le connaître... Répondre à mes propres interrogations... Mais moi je ne tolèrerai jamais qu'il me lise, je suppose que c'est la même chose pour lui ... Il faut rester tranquille, Stella.
Petit journal, retourne dans ta cachette sombre. Je vais aller ouvrir d'autres livres. Je veux tout savoir sur les sentiments humains.

"Les Hommes meurent et ne sont pas heureux", fin.




Troisième Entrée

Je suis à la bibliothèque. Cela fait plusieurs fois que j’y vais cette semaine. Mais aujourd’hui je ne prends pas vraiment le temps de lire.
Je fais plus intéressant encore. J’écoute parler des gens. Des jeunes filles. Assises, l’une en face de l’autre, elles lisaient, lorsque soudain l’une réagit et sortit quelque chose de sa poche. Impossible pour moi de dire ce que c’était, il y avait des touches numérotées, et un écran. Après l’avoir lu elle même et avoir murmuré « Kawaaaaiiiii ! » , elle lut à voix haute pour son amie : « J’ai un gros problème ! Je ne sais pas si je dois te mettre dans une banque parce que tu vaux beaucoup ou alors sur une île parce que tu es un trésor ou encore dans un musée parce que tu es très rare ! Je voulais juste te dire que je t’adore ou que je t’aime et que tu comptes beaucoup pour moi … Envoie ça à toutes les personnes que tu aimes, si 5 te reviennent c’est que tu es indispensable. » Elle insista bien sur la fin, en ajoutant que c’était Kumiko qui lui avait envoyé. Mais ce n’était pas pour moi le plus important, au contraire. Je posai mon livre, réfléchit. C’est mignon, de dire ça aux personnes que l’on aime … Le problème, c’est la fin. Passons sur le « envoie le à toutes les personnes que tu aimes », bien que cela fasse un peu impératif. Non, le véritable problème, c’est de l’envoyer pour que « 5 reviennent ». Est-ce si important que ça ? Les humains ont ils vraiment besoin de se sentir aimés ? Cette Kumiko, qui envoyait ce message, pourquoi l’avait-elle fait ? Pour se savoir aimée, ou parce qu’elle aimait vraiment la fille que j’avais près de moi ? De plus, qu’est-ce que l’indispensabilité ? Quels en sont les critères ? Et est-ce que lire 5 fois ce message, reçu de 5 personnes différentes, signifie que l’on est indispensable ? Une seule personne, qui vous aime, à en mourir, ne suffit-elle pas pour vous rendre indispensable ?
Je me demande comment on se sent lorsqu’on a un tel statut. J’aimerai lui être indispensable. Mais est-ce que ça lui fera de la peine lorsque je repartirai ? Comment réagira-t’il ?
« Au fait, tu l’as renvoyé, le message ? » demande l’autre, coupant ainsi ma réflexion (et ce n’était pas si mal).
« Oui », a répondu l’autre. « A quelques personnes qui en valent la peine. »
Quelles sont ces personnes ? A combien s’élève leur nombre ? Tient-elle vraiment à eux ou est-ce l’hypocrisie perpétuelle dans laquelle vivent les humains ?
Je n’ai pu retenir un commentaire à voix haute, me demandant si lui était ainsi… ? … Tais-toi, Stella.
Les deux jeunes filles m’ont regardées. Je ne sais à quoi je ressemble lorsque j’écris. Je ne fais même pas l’effort de paraître méchante. J’ai changé.
« Regarde comme elle est mignonne ! »
Mignonne. Etait-ce indispensable pour être indispensable ? Ca me chiffonne. Toutes ces questions… Tous ces conflits intérieurs… Quelque chose m’assaille. Il m’est impossible de savoir quoi.
J’écris… J’écris tout ce qui me passe par la tête. « Un livre ouvert », disent les humains.
Je devrais arrêter. Mais ça fait tellement de bien …

"L'indispensabilité", fin.




Quatrième Entrée

Ces humains … Je ne suis pas sure que je les comprendrai un jour.
Nous sommes déjà en … février. Deuxième mois de leur année. Je n’étais pas là pour le « Premier de l’an », en Janvier, mais apparemment, en ville, c’était une grande, magnifique fête. J’y ai vu des feux d’artifices. C’était ... C’était magnifique. Nous sommes maintenant le 10 février et, depuis le début du mois, c’est l’effervescence. Chacun parle de la Saint Valentin. « Valentin » ne sonnait pas trop japonais, j’ai donc fait des recherches. Avant même de trouver la date (14 février), j’ai trouvé que c’était « la fête des amoureux ». Ou plutôt, le jour où les femmes doivent offrir des chocolats à l’élu de leur cœur … et à leurs supérieurs. Je trouvais cela machiste et injuste jusqu’à ce que je trouve quelque chose sur le White Day…
Le White Day, c’est le 14 mars. C’est le jour où les hommes offrent, en retour aux présents du mois dernier, des chocolats aux femmes. Ou toute autre chose, qui, dans la tradition, doit coûter 3 fois plus cher que le cadeau initial.
Peu m’importe la valeur de ce qu’il m’offrira – ou pas – le mois prochain. Il me reste 4 jours. Dans 4 jours, il trouvera sur son lit des chocolats… et j’aurai, au fond de moi, la fierté d’avoir eu le courage de lui dire tout ce qu’il représentait pour moi.

Mon Ange…

"To be alone on the Valentine's Day"
On the Valentine's Day, Linkin Park


Ca, c'est un prospectus. Je trouve ça vraiment beau..!

"Saint Valentin & White Day : Mon Ange...", fin.




Cinquième Entrée

C'est en nous. Nous l'avons toutes senti. Le Alice Game... Il a commencé.
Une pensées pour mes soeurs... Nous y arriverons. Nous prouverons que Père était le meilleur.
Mon Dieu c'est un tellement gros choc que je ne peux m'empêcher d'appuyer aussi fort sur ce crayon... Il faudrait que je me calme ... Il faudrait que j'aie confiance en moi... Je me dis ... Je me dis qu'il se pourrait que je puisse perdre.
J'ai peur.

"Alice Game : Angoisse", fin.

Stella



Sixième Entrée

Fin Février. Il fait un temps magnifique. J'écris d'un banc, dans un parc. Celui où Riko et moi avons avions l'habitude d'aller. Depuis peu grâce à lui (encore) mon corps ressent des choses. Il m'est possible de sentir la chaleur, le petit vent. Je mordille mon stylo en regardant le ciel azur. C'est une petite pause avant de retourner m'entrainer. Je n'en pouvais plus de ma N-Field sombre … Depuis deux semaines je m'entraine presque jours et nuits. Je ne m'arrête que quelques minutes à l'aube, pour aller regarder Riko se réveiller. Je le guette à la fenêtre et, lorsque je suis persuadée que tout va bien pour lui, je m'en vais. J'ai plusieurs fois retenu ma main de frapper contre la vitre. Je n'avais pas le temps. Lui non plus.
Je ne voulais pas me battre mais le seul moyen pour moi d'arrêter cela c'était de le faire. De gagner … ou de perdre. J'avais peur... Pour mon premier combat... J'avais tellement envie de gagner, de prouver à Uchuu qu'il était le meilleur... De prouver à Riko que j'étais forte... Si il ne vient pas lors de mes combats, j'ai peur de le tuer...
Qu'est-ce que je ferais si il mourrait? Est-ce que je mourrais de chagrin? Quelque chose en moi s'éteindrait c'est sûr … En combien de temps n'aurai-je plus d'énergie?
Merde. Ma N-Field doit dépeindre sur moi … Et je ne sais toujours pas qui est cette ombre... Je ne l'atteindrai jamais …
Il vaudrait mieux que je referme ce journal. Je vais profiter encore un peu du soleil et … je vais aller m'entrainer.

"Printemps", fin.




Septième Entrée – le même jour

Laplace est venu tout à l'heure. Ce maudit Lapin. Le combat est pour demain.
J'ai peur. J'ai peur... J'AI PEUR !!!
Et comment dire ça à Riko … Comment... Et comment va-t'il réagir??
J'ai besoin qu'il me soutienne... J'aurai besoin qu'il me prenne dans ses bras, mais je ne peux pas … Je n'ai pas le droit... Je dois combattre et ne pas m'occuper d'autre chose … Et pourtant c'est à cause de -grâce à?- lui que je ne veux plus combattre... Je ne veux pas mourir... Je ne veux pas que ça se reproduise … Je veux
Une clé dans la serrure il faut lui dire.

["Combat imminent", fin.]



Huitième entrée – le même jour

Je me suis installée à la fenêtre. A ma gauche la voie lactée, à ma droite Riko endormi. Le spectacle est magnifique.
Je n'ai rien dit. Pas encore. Je l'ai vu entrer et sourire; je n'ai pas eu le courage. J'ai souri aussi. Et tout s'est déroulé comme d'habitude. Je profite d'une dernière nuit calme. Etrangement calme. Demain j'irai m'entrainer. Pour le moment … S'il faut que ce soit la dernière nuit … Je veux sentir la fraiche sur mon corps et voir la lune et les étoiles. Je veux m'approcher si près de Riko que je sentirai sa respiration sur mon visage. Tout ça me donnera du courage. Me rendra sure de moi. J'y crois …
Oui j'y crois. Parce que je suis forte. Je me suis entrainée … Jusqu'à ne plus passer de temps avec lui … J'ai sacrifié tant de moments avec lui …
Et puis il a de l'énergie à me donner … Enormément … Je le sens. Je ne serais pas ainsi si ce n'était pas le cas. Je n'ai aucune raison … aucune raison de perdre.

"Et moi, étendue dans ce lit, Je contemple ce que je t'ai donné de ma vie ..."
C'était salement romantique, Coeur de Pirate

"Last Night", fin.




Neuvième entrée

...Bon. Je suppose qu'il faut bien commencer par quelque chose.
Nous sommes en mars. Vers le milieu du mois.
J'ai perdu le Alice Game. C'est comme ça.
S'il fallait expliquer . . .
J'ai attaqué trop vite Kiseki, mon adversaire. Elle, se cachait dans l'obscurité de ma N-Field. La chercher, essayer de lancer des attaques, a coûté de l'énergie inutile à Riko. Et je ne m'en suis pas rendu compte.
Néanmoins les choses ont commencées à devenir sérieuses, la situation s'est gatée. J'ai fait de mon mieux pour luter. Je pensais que tout allait bien ….
Kiseki a attaqué Riko. Elle a osé. J'en parle maintenant avec calme mais je ne pouvais contenir ma rage lorsque cela s'est passé. Contrôlant la glace, elle nous a gelé tous les deux; c'est la puissance de notre lien qui m'a permis de nous délivrer. Il aurait pu mourir. Il aurait pu mourir …
Il était exténué et je ne m'en étais pas rendu compte. Laplace m'a d'abord fait croire que Kiseki était disqualifiée, que j'avais gagné, mais ce … cet … cet ignoble lapin nous a alors ordonné de continuer à nous battre. Si j'avais forcé plus sur Riko … Il serait mort, sans doute.
J'ai brisé le pacte. J'ai brisé le pacte et je ne me suis plus sentie qu'une pauvre poupée de chiffon. Quelque chose de vide. J'avais peur de ne pas le retrouver.
Mais qu'importait … Lui se remettrait.
J'ai lancé mon attaque la plus puissante et je me suis effondrée.
C'était noir. D'une obscurité effrayante. Je pensais encore, mais ne voyais plus rien, ne sentais plus rien, j'étais incapable de crier. Je me sentais confinée … J'étais morte de peur. Mais j'ai senti Riko s'approcher … du peu de force qu'il lui restait … et parce qu'il me fallait lui montrer que j'étais forte … parce que je ne lui avais pas encore avoué mes sentiments … il me fallait me relever …
Ce que je fis … Angelica Mc Dowell, medium de Kiseki, pseudo amie de Riko, que j'avais rencontrée le jour précédent au lycée, lorsque j'avais annoncé mon combat à Riko, s'est occupée de le ramener, lui. S'ensuivit pour moi une conversation avec Kiseki; pour nos deux mediums une conversation entre eux, où le maitre mot était « mensonge ».
Le mensonge … C'est ce que j'ai expérimenté aujourd'hui avec Uchuu. Mon Créateur … Il ne sait pas que j'ai perdu le Alice Game, et je lui ai promis de continuer à me battre. En échange, il me fabrique un nouveau corps, un corps d'humaine … Parce que je connais ma place dorénavant. Je ne veux plus être une poupée. Je ne veux plus me battre. Je veux Riko, à moi toute seule, je veux rester avec lui à jamais. Parce que je l'aimais … j'en étais consciente … Je ne voulais simplement pas me l'avouer … Mais maintenant cela s'imposait, c'était une évidence … Bien sur que c'était évident … Même Kiseki s'en était rendu compte … « Laisse ton amour pour Riko te guider », avait-elle dit. En fait, il n'y avait que lui qui était assez aveugle pour ne pas le voir … Pourtant …
Me comportais-je différemment? J'essayais de garder mes distances mais mes yeux devaient me trahir, je suppose. Avant le Alice Game, je ne devais pas me laisser déconcentrer. Mais maintenant, qu'est-ce qui m'empêchait de vivre une vie d'humaine? Je ne craignais que peu les attaques d'autres poupées. Rares seraient plus fortes que Kiseki ou moi et j'avais trouvé une meilleure source d'énergie que celle de Riko : c'était mon amour pour lui ma peur qu'on lui fasse du mal, ma colère qu'on lui en ait fait. Je pouvais me battre … j'en avais d'ailleurs envie. C'était grisant. Cette complémentarité avec mes étoiles … Les sentir si près de moi, prêtes à tout pour moi … C'était quelque chose que je ne pourrais pas oublier.
Je suis peut être suicidaire mais je donnerai tout pour recommencer. Et puis au moins … Il montrera un peu d'intérêt pour moi …

"J'ai voulu te manquer, A tes yeux feindre d'exister ..."
C'était salement romantique, Coeur de Pirate

"Déchéance et renaissance – haine et amour – mensonge et vérité", fin.



_________________
Stellita lâche tout pour le moment et délègue.
Pour me joindre, msn.

Désolée.


Dernière édition par Stella III le Jeu 12 Aoû - 19:20, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://torment-town.forumactif.com/portal.htm
Stella III
Poupée Étoilée de Dieu
avatar

Messages : 2032
Amis/Ennemis : Mes soeurs, mon Créateur & mon Medium, Tsukyo? / Les autres poupées & les filles qui trainent trop près de ...
Date d'inscription : 27/04/2009
Age : 24
Rosa Mystica : La mienne. Et je ne la perdrai pas.

MessageSujet: Re: Journal de l'Etoile   Jeu 12 Aoû - 19:24

Journal de Stella

Mis en ligne le 11 Janvier
Première entrée
"Pour se souvenir"

Edité le 17 Janvier
Deuxième entrée
"Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux"

Edité le 19 Janvier
Troisième entrée
"L'indispensabilité"

Edité le 24 Février
Quatrième entrée
"Saint Valentin & White Day : Mon Ange ..."

Edité le 25 Février
Cinquième entrée
"Alice Game : Angoisse"

Edité le 03 Mars
Sixième entrée
"Printemps"
Septième entrée
"Combat Imminent"

Edité le 12 Août
Huitième Entrée

"Last Night"
Neuvième entrée
"Déchéance et renaissance – haine et amour – mensonge et vérité"

_________________
Stellita lâche tout pour le moment et délègue.
Pour me joindre, msn.

Désolée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://torment-town.forumactif.com/portal.htm
 
Journal de l'Etoile
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Etoile d'Elendil
» Sinistre farce éléctorale dans les Caraibes selon le journal Humanite.fr
» ~ Avouer ses fautes, poser une question ~ # Pv : Etoile d'Ambre #
» Une Etoile s'éteint, une autre renait... [Mort d'Etoile de Satin, Ceux qui veulent lui rendre hommage]
» Journal de Hermione Blake

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
♠ Яøzεη MΛιdeη ЯPG √2 ♣ :: { Entre RPG et Réalité } :: [Journal Intime]-
Sauter vers: